Oubliez le mythe du salarié qui s’endort sur ses congés sans jamais se soucier de leur calcul. En réalité, derrière chaque jour de repos, il y a une mécanique bien huilée, une règle précise qui s’applique à chaque contrat de travail, sans exception. Pour autant, la question demeure : comment détermine-t-on le nombre de jours de congés auxquels on peut prétendre ? En y regardant de plus près, les réponses sont parfois plus simples qu’il n’y paraît.
Calcul des congés payés en jours ouvrables
Les jours ouvrables englobent tous les jours de la semaine, à l’exception du dimanche et des jours fériés non travaillés. C’est la règle posée par le Code du travail. Dans certaines entreprises, le calcul des congés repose sur ces fameux jours ouvrables. Cela signifie que les congés se comptent du lundi au samedi, soit 6 jours par semaine sur une base de 24 jours ouvrables à l’année.
Dans ce schéma, chaque mois travaillé ouvre droit à 2,5 jours de congés. Au bout de 12 mois, le compteur affiche donc 30 jours de congés payés (2,5 x 12), sous réserve d’une même ancienneté chez le même employeur.
Calcul des congés payés en jours ouvrés
Le calcul en jours ouvrés cible uniquement les vrais jours travaillés, conformément à ce que prévoit la convention collective. Ici, les compteurs s’arrêtent du lundi au vendredi : 5 jours par semaine, soit 20 jours ouvrés sur l’année. Chaque mois travaillé donne droit à 2,083 jours de congés, pour un total annuel de 25 jours sur 12 mois (2,083 x 12).
Pour clarifier ce mode de calcul, voici les points à surveiller :
- Les droits s’évaluent au mois, à la semaine ou au nombre de jours exacts selon la période travaillée
- Quand le total aboutit à un nombre avec décimale, il faut arrondir à l’entier supérieur : par exemple, 2,5 jours x 9 mois = 22,5 jours, soit 23 jours à poser
Une situation courante : si un jour férié tombe un vendredi, et que le jeudi précédant est déjà pris en congé payé, le samedi suivant peut aussi être comptabilisé comme jour de congé, surtout si le retour au travail n’a lieu que le lundi.
Les cas particuliers
Que vous soyez à temps plein ou à temps partiel, la règle reste la même : le minimum légal de congés payés s’élève à 5 semaines par an. Cette base peut évoluer. Certaines conventions collectives offrent des jours supplémentaires : enfants à charge, ancienneté, ou encore fractionnement.
Pensez aussi à respecter le calendrier fixé par l’employeur. Il peut ajuster les dates, les décaler pour garantir la continuité du service. Parfois, la question de la compensation financière surgit : sur un Contrat à Durée Déterminée, les congés non pris peuvent effectivement être payés. À l’inverse, en Contrat à Durée Indéterminée, l’employeur peut refuser une indemnisation si la possibilité de prendre ses jours de repos a été offerte.
Finalement, derrière chaque calcul de congés, il y a bien plus qu’un simple chiffre : un équilibre à trouver entre rythme de travail, vie personnelle et droits collectifs. Reste à chacun de veiller sur ce temps précieux, pour ne pas passer à côté de ce qui compte vraiment.


