Pourquoi effectuez-vous un contrôle de compétence ? C’est pour quoi ? Est-il essentiel de s’engager dans une formation professionnelle ou de donner un nouvel élan à votre carrière ?
Dans cet article, découvrez tout ce que vous devez savoir sur l’évaluation des compétences, le financement possible et les étapes à mettre en place pour le réaliser !
Plan de l'article
Vérification des compétences : Ce qu’il faut savoir
L’évaluation des compétences agit comme un arrêt sur image dans une vie professionnelle souvent menée tambour battant. Ce moment de réflexion permet de faire le point, de mettre à plat ses acquis, ses talents, mais aussi ses envies pour la suite. Prendre ce temps, c’est ouvrir la porte à de nouveaux horizons : changement de cap, montée en compétences, ou simplement recentrage sur ses priorités.
Tout salarié a la possibilité de demander un bilan de compétences de sa propre initiative. Aucune condition d’ancienneté n’est exigée pour se lancer dans cette démarche.
Qu’il s’agisse d’un projet de reconversion, d’une formation à envisager ou simplement d’un besoin de faire le tri dans ses expériences, passer par une évaluation des compétences permet de prendre du recul et de mesurer la cohérence de ses choix professionnels.
Mise en place depuis 1986, cette démarche s’effectue dans des centres accrédités ou, parfois, dans le cadre d’un Conseil en évolution professionnelle.
Pour mieux situer à qui s’adresse ce dispositif, voici les catégories de personnes concernées :
- Salariés du secteur privé, qu’ils soient en CDI ou en CDD ;
- Demandeurs d’emploi, via des organismes comme Pôle emploi, l’APEC ou Cap emploi ;
- Agents de la fonction publique (fonctionnaires ou contractuels), selon certaines modalités similaires à celles des salariés du privé.
Les objectifs de l’évaluation des compétences
Selon votre situation, les raisons de se lancer diffèrent. Voici les principaux buts poursuivis :
- Faire le point sur ses aptitudes, ses moteurs, ses points forts ;
- Définir ou vérifier la pertinence d’un nouveau projet professionnel au regard de ses aspirations ;
- Préparer une reconversion et explorer les pistes qui s’offrent à vous ;
- Prendre le temps d’analyser son parcours, sans pression extérieure.
Prendre du recul reste souvent salutaire. On s’interroge sur sa trajectoire, ses envies, ses ambitions. C’est une occasion rare de sortir du flux quotidien pour se concentrer sur soi et ses perspectives.
Un contrôle de compétence, comment se passe-t-il ?
Le bilan de compétences s’effectue toujours en accompagnement individuel, avec un professionnel dédié. Sa durée varie selon les besoins de chacun, mais elle ne dépasse jamais 24 heures lorsque le dispositif est mobilisé dans le cadre du congé spécifique.
En pratique, l’accompagnement s’étale sur plusieurs semaines, avec un suivi pouvant se poursuivre jusqu’à six mois après la démarche.
Le déroulement s’articule autour de trois étapes, en suivant un cadre précis :
La première phase, dite préliminaire, permet de :
- Valider l’engagement du bénéficiaire et clarifier son projet ;
- Cibler et comprendre ses besoins spécifiques ;
- L’informer sur la façon dont va se dérouler l’accompagnement, sur les méthodes et outils qui seront utilisés.
La deuxième étape, celle d’investigation, vise à :
- Explorer en détail ses motivations, ses valeurs, ses ambitions, tant personnelles que professionnelles ;
- Identifier ses compétences, ses aptitudes, sa maîtrise du secteur d’activité ;
- Déterminer les possibilités d’évolution qui s’offrent à lui, en lien avec ses objectifs.
Enfin, la dernière phase, celle de restitution, se traduit par des entretiens personnalisés pour :
- Présenter les résultats détaillés du bilan ;
- Mettre à plat le projet professionnel ou de formation envisagé ;
- Préparer, étape par étape, la suite concrète du parcours.
Tout au long du processus, l’accompagnement reste strictement individuel. Au terme du bilan, un document de synthèse est remis au bénéficiaire, rassemblant les principaux enseignements de la démarche.
Quelles démarches pour réaliser un bilan de compétences ?
Le bilan peut être réalisé pendant le temps de travail, avec l’accord de l’employeur, ou en dehors de ses horaires professionnels.
En cas de bilan effectué sur le temps de travail, le salarié doit adresser à son employeur une demande écrite de congé, précisant les dates, la durée et le nom de l’organisme choisi. Ce courrier doit être transmis au moins 60 jours avant le début du bilan. L’employeur dispose alors de 30 jours pour donner sa réponse.
Si la démarche s’effectue hors temps de travail, aucune information n’a besoin d’être transmise à l’employeur.
Comment financer son bilan de compétences ?
Le coût d’un bilan oscille généralement entre 1 500 et 2 000 euros, selon le centre choisi. Il s’agit donc d’un investissement personnel pour impulser un nouvel élan à sa carrière, mieux se connaître ou bâtir une reconversion.
Plusieurs solutions existent pour en prendre en charge le financement, en particulier par l’entreprise ou par des organismes comme le FONGECIF.
Pour un salarié en CDD, il faut avoir travaillé au moins 24 mois, dont quatre au cours des douze derniers mois. Un salarié en CDI doit justifier d’au moins cinq ans d’activité, dont un an dans l’entreprise actuelle. Le bilan, d’une durée de 24 heures réparties sur deux ou trois mois, est la plupart du temps demandé par l’employé lui-même.
Les démarches de formation visant à réaliser un bilan de compétences sont désormais éligibles au Compte Personnel de Formation (CPF).
À noter : si le bilan s’effectue pendant le temps de travail, la rémunération est maintenue dans la limite de 24 heures, prise en charge par l’employeur qui peut ensuite se faire rembourser par l’organisme collecteur.
Besoin d’en savoir plus sur l’évaluation des compétences ou ses possibilités de financement ? Contactez-nous au 04 44 05 21 85 ou via notre formulaire de contact.


