L’emploi d’aide soignant peine à séduire

On a pu le constater âprement lors de la crise sanitaire et des confinements, les métiers de la santé sont indispensables. Malheureusement, la plupart de ces emplois souffrent d’un manque de valorisation et donc de personnes motivées pour prendre ces postes. Ce sont des métiers difficiles, mais le gouvernement cherche à redonner un peu de lumière sur ce secteur à travers des campagnes de recrutement.

Des métiers d’avenir

Le secteur de la santé est un secteur stable, il y aura toujours de la demande, et cela tend même à augmenter puisque l’on est de plus en plus en manque de personnel par rapport aux besoins de la société. Que ce soit en hôpital ou en Ehpad, le besoin de personnel soignant se fait de plus en plus grand. Un emploi pour aide-soignant, ou aide à domicile ou encore infirmier est boudé par la plupart des jeunes étudiants et n’ont pas été aidé par les politiques des dernières années. La faible rémunération et les conditions de travail difficile n’incitent pas les jeunes à se tourner vers ces filières.

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C’est au cœur de la crise que le gouvernement s’en est rendu compte, et il essaye dorénavant de redorer l’image et de revaloriser ces professions pour inciter les jeunes à prendre cette voie. Ainsi, on a pu voir sur les réseaux sociaux une campagne de quelques courtes vidéos mettant en scène des jeunes. Diffusée par le ministère de la Santé, l’objectif de cette campagne est de recruter plus du double des étudiants en post-bac pour les métiers de la santé, notamment en alternance. En ouvrant des postes d’alternances pour les emplois d’aides-soignants, d’infirmiers ou encore d’éducateur spécialisé, le gouvernement espère lutter contre la pénurie de candidats dans ces domaines.

Une nouvelle mobilité entre professions

Pour faciliter l’accès à ces métiers, l’idée du gouvernement est aussi de permettre de basculer d’un métier à un autre d’une manière plus simple lors des études. Ainsi, désormais, grâce à un parcours dédié en seulement 2 ans, les personnes ayant un emploi d’aide-soignant pourront devenir infirmières au bout d’un certain nombre d’années d’expérience. Cela permet de voir la profession autrement et d’envisager des perspectives de carrière plus intéressantes. Cela pourrait aussi inciter des personnes qui souhaitent devenir infirmières à passer par cette filière-là. De plus, pour inciter à la professionnalisation, des places en VAE, c’est-à-dire validation des acquis de l’expérience, vont être ouvertes afin de permettre l’obtention d’un diplôme par l’expérience professionnelle.

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Une filière peu enviée

La question reste à savoir si cela suffira à inciter les jeunes à se tourner vers ces métiers alors que c’est un manque de valorisation et des conditions de travail particulièrement difficile qui sont aussi en cause. Le domaine de la santé n’est pas assez attractif et ce même lors des études qui sont longues et pénibles. Ainsi, les établissements se retrouvent très souvent en manque de place par manque de personnel. Il est difficile pour les établissements d’attirer les jeunes avec peu de moyens et sans pouvoir améliorer considérablement les conditions de travail. Il n’est alors pas rare de voir des diplômés se diriger vers le milieu privé afin de trouver de meilleures conditions.

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